Federation Nationale de la Protection de l'Environnement


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Guide développement durable

Documentation

GUIDE

Pour les Associations Ecologiques et Environnementales


Développement Durable

Un climat malade, des pollutions tenaces, des ressources trop exploitées, des espèces en danger, la prospérité réservée à 20 % des habitants de la planète…

Le constat n’est pas brillant.

Une voie pour s’en sortir ? Se développer autrement. Une proposition pour le faire ? Mettre en pratique les principes du développement durable.

idée qui fait son chemin...
Pour tous, grâce à tous, au présent et au futur,

le Développement Durable.



1 - HistoriqueDéveloppement Durable :

L’émergence du développement durable a nécessité le passage par des étapes très variées, allant de la prise en charge des aspects économiques, sociaux et écologiques, pris à part aux liens et interactions qui permettent de trouver l’harmonie et le consensus qui les définiront ensemble comme développement durable.
Les principales étapes peuvent être résumées en ce qui suit.

1972 - Rapport du Club de Rome ‘Halte à la croissance’. La croissance économique a un impact sur l'environnement et les relations sociales.
Première Conférence des NU sur l'Environnement: ‘Conference on the Human Environment’, Stockholm, Suède. Les problèmes environnementaux sont de regrettables effets secondaires de la croissance économique. Les solutions technologiques requises pour les résoudre peuvent être trouvées. La confiance dans la technologie environnementale est grande. On envisage cependant surtout des solutions curatives, une lutte contre les symptômes du mal et non pas contre ses racines.

1982 - Seconde Conférence des Nations Unies sur l'Environnement, Nairobi, Kenya. Les participants mettent tout spécialement l'accent sur le lien entre les problèmes socio-économiques et les problèmes environnementaux et conviennent qu'à elle seule, la technologie environnementale ne parviendra pas à résoudre les problèmes environnementaux globaux.

1983 - Ces constatations conduisent à la création de la Commission mondiale sur l'Environnement et le Développement dont la présidence est confiée au Premier Ministre norvégien de l'époque, Gro Harlem Brundtland. La Commission se tourne résolument vers l'avenir et est chargée par les NU ‘de formuler un programme global de changement et d'engendrer un retournement de la situation’. Cette mission couvre 4 tâches:
proposer des stratégies environnementales à long terme pour obtenir un développement soutenable
recommander des moyens pour sauvegarder l'environnement grâce à une meilleure coopération entre les pays en voie de développement et entre ces derniers et les pays industrialisés, pour atteindre l'objectif commun qu'est la protection de l'environnement;
étudier des mesures permettant à la communauté internationale de faire plus efficacement face aux problèmes de l'environnement
aider à formuler une vision d'ensemble des questions environnementales à long terme;

en d'autres mots, l'établissement d'un programme d'action à long terme.

1987 - La Commission présente son rapport intitulé ‘Our common future’ ou, en français, ‘Notre avenir à tous’. Dans ce rapport, la Commission projette sa vision sur les quatre grandes missions fixées. La première partie 'Préoccupations communes' analyse en premier lieu tout ce qui va mal, plaide pour un développement durable et souligne la relation avec le développement économique. La seconde partie 'Problèmes communs' met l'accent sur le caractère global tant des problèmes que des solutions. Elle traite de la croissance démographique et du lien de cette dernière avec la sécurité alimentaire, de même que des choix en faveur d'une politique énergétique et industrielle durable. Les problèmes du développement urbain sont également abordés. La troisième partie «communs» me l’accent sur la nécessité d’une approche commune, en ce sens qu’un nouveau type de développement, dit durable, doit être mis en place à tous les niveaux.

Ce rapport est à l’origine de la définition du développement durable.

1992 – Le Sommet de la Terre, aussi appelé, Sommet de Rio, en Juin de l’année 1992, a consacré la notion de développement durable. Et c’est pour la première qu’officiellement, l’ensemble des Etats membres aux Nations Unies, adoptent et décident qu’il faille assurer un développement durable pour les générations futures. Cet évènement universel a permis, pour consacrer le développement durable, la mise en place et l’adoption par environ 172 Etats au monde des principaux résultats (documents) issus du Sommet de Rio de 1992à savoir
La Déclaration de Rio de Janeiro sur l’Environnement et le Développement
Déclaration sur les Forêts
La Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques.
La Convention sur la Diversité Biologique.
Action 21, ou Agenda 21

Le concept de développement durable prend son véritable essor en 1992, lors de la Conférence de la Terre à Rio avec la publication de l’Agenda 21. Ce texte, adopté par 173 gouvernements, a fixé les lignes de progrès que l’humanité devrait adopter au XXIe siècle pour maintenir son développement économique et social dans un environnement vivable.

2 - Définition du Développement Durable

La définition officielle du DD (développement durable) est donnée dans le rapport Brundtland

«
Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations à venir, de pouvoir répondre à leur propres besoins».


Il rappelle le propos prêté à Antoine de Saint-Exupéry«n’héritons pas la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants».

Le rapport Brundtland de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de la diversité des gènes, des espèces et de l'ensemble des écosystèmes naturels terrestres et aquatiques, et ce, notamment, par des mesures de protection de la qualité de l'environnement, par la restauration, l'aménagement et le maintien des habitats essentiels aux espèces ainsi que par une gestion durable de l'utilisation des populations animales et végétales exploitées.

Le développement durable ne concerne donc pas uniquement l’environnement. Il établit, bien au contraire, un lien entre 3 pôles de la société et prône l’intégration des objectifs environnementaux dans les objectifs sociaux et économiques.


3 - Les objectifs du Développement Durable

La définition couvre les trous aspects. Elle évoque ainsi la notion de «». Il faut entendre par là que le développement durable permette de satisfaire les besoins essentiels des pauvres. La lutte contre la pauvreté doit donc constituer l’un des objectifs fondamentaux. Il faut, toutefois, satisfaire ces besoins de manière à ne pas empêcher les générations futures de satisfaire les leurs.

Le développement actuel ne pourra atteindre cet objectif parce que notre système économique à ses racines dans des matières premières qui ne sont pas inépuisables.

Le principe de la solidarité dans le temps et dans l’espace est donc partie intégrante de la définitionnotre économie doit garantir le bien-être de tous sans mettre en péril le bien être et la prospérité des générations futures.

4 - Le Principe du Développement Durable

Le Développement Durable est articulé autour du principe suivant

«société se développe sur le plan économique et social dans un environnement conditionné écologiquement».

Ceci est traduit parnécessité d’avoir une Équité sociale, une efficacité économique et uneé de l’environnement
C’est penser « développement durable », c’est prendre en compte simultanément ces trois aspects au lieu de régler des conflits nés de leur confrontation permanente.

C’est privilégier une vision globale pour mieux comprendre les conséquences de nos façons d’agir et de nous comporter.









5 – Les Piliers du Développement Durable

Le Social
Satisfaire les besoins humains et répondre à un objectif d'équité sociale.
Appréhender globalement les questions de santé, de logement, de consommation, d'éducation, d'emploi, de culture.. en favorisant la participation de tous les groupes sociaux à la construction d'un nouveau mode de développement afin de permettre :
• la satisfaction des besoins essentiels des populations,
• la lutte contre l'exclusion et la pauvreté,
• la réduction des inégalités,
• le respect des cultures.

L’économique
Développer la croissance et l'efficacité économiques. Afin de favoriser une création de richesses pour tous à travers des modes de production et de consommation durables, le pilier économique repose notamment sur :
• l'utilisation raisonnée des ressources et des milieux naturels,
• une évolution des relations économiques internationales (ex : place du commerce équitable, intégration des critères de développementdans les travaux de l'organisation mondiale du commerce,...),
• l'intégration des coûts environnementaux et sociaux dans les prix des biens et des services.

L‘environnemental
Préserver, améliorer et valoriser l'environnement et les ressources naturelles sur le long terme.La conservation et la gestion des ressources passent par :
• la gestion durable des ressources naturelles,
• le maintien des grands équilibres écologiques (climat, diversité biologique, océans, forêts,...),
• la réduction des risques et la prévention des impacts environnementaux.

Le Développement Durable s’appuie aussi, comme ça été mentionné dans son principe précédemment, surun ensemble de principes qui contribuent à la mise en œuvre d'une nouvelle dynamique comme par exemple :

Principe de solidarité
Le développement durable repose sur la notion de solidarité entre les générations et entre les peuples pour préserver le patrimoine humain et ne pas laisser se creuser le fossé entre les pays du Nord et du Sud

Principe de participation
Le développement durable suppose que l'ensemble des acteurs de la société civile (entreprises, collectivités, citoyens…) s'implique dans le processus de décision. En étant associé aux projets le plus tôt possible la réussite des projets s'en trouve facilitée.

6 - Les enjeux du Développement Durable

Partant du constat que la prospérité des pays développés (souvent appelés pays du Nord) est basée sur l'utilisation intensive des ressources naturelles, utilisation à l'origine de la pollution, voire de la destruction de nombreux écosystèmes, il est à craindre que le souhait d'évolution des pays sous-développés (souvent appelés pays du Sud) vers un état de prospérité similaire, édifié sur des principes équivalents, n'implique une dégradation encore plus importante de la biosphère.

Comme il n'est évidemment pas question d'empêcher la population des pays pauvres d'atteindre le niveau de confort des pays développés, l'idée du développement durable est de définir des schémas qui limiteraient l'impact du développement sur l'environnement, leur .

Si le principe ainsi défini est assez clair, le développement durable semble plus difficile à mettre en place. Parmi les questions qu'il soulève, le développement durable
Constitue-t-il uniquement un moyen de mieux gérer les ressources non renouvelables
Cherche-t-il uniquement à maintenir la valeur du capital naturel
Comment définir les besoins des générations futures
Une croissance économique forte est-elle compatible avec les besoins de la population actuelle ou avec la population de demain
Est-il possible dans un contexte de fossé grandissant entre pays riches et pays pauvres
Considère-t-il le problème du développement à sa juste valeurSouvenons-nous qu'il y a 30 ans, le sentiment général était que la planète ne serait plus viable en
l'an 2000. (Le sentiment général vieux de 30 ans est-il une source crédible et rigoureuse pour argumenter?)
Implique-t-il assez la population des pays du Nord

7 - Les Conseils et Attentions en Développement Durable des ONGs Environnementales aux Acteurs de la Société

7.1. - A la maison

N’ayons pas peur du développement durable…peut commencer toutpetit, dans la vie de tous les jours, et être efficace : l’effet cumulé d’une multitude de petits gestes et de choix quotidiens est étonnant.

Parlons-en avec nos enfants, nos amis, nos voisins : mobilisons-nous avec eux !

a - Le premier pas qui ne coûte rien.

Baisser le thermostat d’1 ° C, l’hiver dans le salon : 7 % de moins sur la facture de chauffage.
Éteindre les veilles sur les appareils électriques (téléviseur, magnétoscope, ordinateur…) : 10 % de consommation électrique en moins.
Réduire le volume d’eau utilisé par la chasse d’eau : 10 000 l d’eau consommés en moins par an.
Conduire en souplesse et pas trop vite : 40 % de carburant consommé en moins, moins de pollution, moins de rejets de gaz carbonique.
Trier et recycler les déchets, faire du compost pour le jardin : des matières premières économisées et des pollutions évitées.gestes comme ceux-là, il y en a d’autres ! Les faire, c’est déjà participer au développement durable : commençons par là.
b - Pour aller plus loin.

À tout moment dans la vie de tous les jours, nous pouvons faire des choix de développement durable :
• dans nos comportements (je me déplace à pied, en vélo, en bus, ou non ? Je dose bien les produits ménagers dans la maison, les pesticides au jardin, ou non? Je surveille mes consommations d’eau et d’électricité, ou non ?…) ;
• dans nos investissements courants (je peux choisir les ampoules basse consommation et m’équiper avec des appareils ménagers économes, je peux installer une chasse d’eau à double débit et une citerne pour récupérer l’eau de pluie,…) ;
• dans les grandes décisions qui nous engagent pour longtemps (je fais refaire l’isolation de mon logement, je choisis les
énergies renouvelables pour chauffer ma maison ou mon eau sanitaire, j’achète une voiture en me souciant de sa consommation de carburant ou des rejets de gaz à effet de serre qu’elle occasionnera…).Trouvons des solutions au quotidien qui soient meilleures pour l’environnement, qui prennent mieux en compte les conditions de vie et de travail de chacun et qui restent pour nous d’un coût acceptable : agissons à notre échelle.

7.2. - En Vacances

Dans la région d’à côté ou à l’autre bout du monde, le tourisme se nourrit de la diversité naturelle et culturelle de la planète : ne gâchons pas des biens aussi précieux.

a - Les bons réflexes à mettre dans la valise.

Les « gestes durables » dont on a pris l’habitude à la maison, emportons-les en vacances : ne pas prendre la voiture pour les petits trajets, en profiter pour bouger, marcher, faire du vélo, ne pas prendre trois douches par jour parce qu’il fait chaud, ne pas jeter ses ordures à tort et à travers…



b - Toutes les vacances sont extraordinaires.

Pour qu’elles le restent, respectons les milieux naturels et leurbiodiversité (regardons les plantes sans les cueillir, laissons les animaux tranquilles), la façon de vivre des gens qui nous accueillent (soyons attentifs à leur culture, ne gaspillons pas des ressources, comme l’eau, qui peuvent être rares pour eux).

Une recette pour un dépaysement garanti ? Se fondre dans le paysage et non adapter le milieu à nos habitudes.

c - Une nouvelle façon de voyager au loin.

Le tourisme est la première industrie mondiale. Les populations des destinations touristiques doivent en être les principales bénéficiaires et ne pas en souffrir.L’idée d’un « tourisme durable » fait son chemin. On peut y réfléchir dès les préparatifs.

7.3 - En faisant des Achats

Acheter n’est pas un acte anodin. Exerçons notre pouvoir de consommateur : acheter des produits plus respectueux de l’environnement, c’est possible, contourner le commerce qui exploite les pays pauvres, ça le devient.

a - Des repères bien utiles.

Il n’y a pas de label du développement durable, mais différentes initiatives y participent et peuvent nous guider :

• cherchons d’abord les
écolabels . Ils signalent des produits à la fois performants et plus respectueux de l’environnement : la marque NF-Environnement, Sachets marqués Label Environnement pour produits alimentaires et l’Écolabel européen …

• de même, lisons les étiquettes-énergies des appareils électroménagers et des ampoules électriques : elles indiquent les plus sobres, donc ceux qui sont moins chers à l’usage…

• côté alimentaire , certains modes de production permettent de mieux respecter l’environnement, comme par exemple l’agriculture biologique (label AB).




b - Des gestes salutaires.

Prendre un panier et le remplir de produits écolabellisés, de produits en vrac ou à l’emballage réduit au strict nécessaire, de produits issus de matières renouvelables, de produits recyclés ou recyclables… c’est déjà bien.

Préférer les aliments sans additifs inutiles, les légumes et les fruits de saison, les produits rechargeables ou à plus longue durée de vie, c’est une suite logique.Plus globalement, nous interroger sur nos pratiques de consommation, pour l’utile et l’agréable, c’est une conséquence naturelle.

c - Des initiatives à encourager.

Max Havelaar, Artisans du monde, … : "de nombreuses initiatives permettent de garantir un revenu plus juste aux petits producteurs des pays pauvres. Elles se réunissent au sein de la « Plate-forme du Commerce équitable".

Le collectif"De l’Éthique sur l’Étiquette" lutte contre la violation des droits de l’homme au travail en évaluant le comportement des entreprises.

7.4. - Au Travail

Le lieu de travail est un bon endroit pour amplifier les actions individuelles : parlons-en entre collègues, avec les responsables achats ou environnement, avec les membres du comité d’entreprise, avec les dirigeants…

Participons aux initiatives en faveur du développement durable et faisons des propositions qui vont dans le bon sens.

a - Des comportements économes.

Économiser l’énergie, les carburants, les matières premières, c’est important au travail comme à la maison :

• pour venir travailler, limitons à la fois les nuisances et les frais : utilisons les transports en commun, la marche à pied ou le vélo, mettons sur pied le covoiturage avec nos collègues…

• dans les locaux, réduisons la consommation électrique en éteignant les lampes inutiles, mais aussi, chaque soir, les ordinateurs, les copieurs et les imprimantes. Évitons la surconsommation de papier en généralisant le recto-verso et participons à son recyclage. Et bien sûr, limitons les excès de chauffage et de climatisation…

b - Une participation accrue.

Plan de déplacement de l’entreprise, prise en charge des abonnements de transports en commun, mise en place du télétravail… : participons aux actions de développement durable de l’entreprise. Elles se font aussi pour nous et beaucoup par nous. En tant que salariés ou représentants de ceux-ci, améliorons notre outil et nos conditions de travail : c’est un des résultats des démarches de développement durable dans l’entreprise.

Mettons sur pied de véritables relations de partenariat au travail : collaborons aux actions de formation au développement durable, aux phases de concertation et d’évaluation jalonnant la mise en place des mesures retenues.

Pourquoi ne pas profiter aussi de nouvelles opportunités, comme celle des congés solidaires ?

En partenariat avec l’entreprise, on peut partir à l’étranger sur son temps de congé pour partager ses compétences avec ceux qui en ont besoin.

7.5. - En dirigeant

L’évaluation de nos performances s’appuie maintenant sur des critères environnementaux et sociaux autant qu’économiques : dans tous les secteurs d’activité, les stratégies de développement durable s’imposent. S’y engager rapidement nous permettra de renforcer la rentabilité et la pérennité de nos activités.

a - Un rôle central à jouer.

Des entreprises privées, des établissements publics, des collectivités s’investissent dans des stratégies de développement durable.

Nous sommes tous concernés par cette évolution. Nous y sommes incités par les partenaires qui se sont déjà lancés ou obligés par les réglementations mises en place par l’État. Nous en tirerons profit car cela nous aidera à mieux maîtriser nos consommations, mieux motiver nos personnels, accroître notre compétitivité. Notre action est déterminante pour nous mettre sur les rails du développement durable.Où trouver une aide utile pour avancer avec succès dans cette voie ? Les partenaires qui s’y sont déjà engagés nous fournissent des exemples à étudier. Des outils et des programmes d’action se mettent en place, venant des pouvoirs publics ou d’acteurs privés.




b - L’exemplarité en question.

Optons dès à présent pour des achats, des aménagements, des politiques sociales… qui favorisent le développement durable et qui mettent en pratique ses principes :
• formation et information des personnels ;
• promotion de l’insertion des handicapés et de l’égalité hommes - femmes ;
• valorisation des compétences et des ressources locales ;
• choix de la « haute qualité environnementale » pour le bâti neuf, utilisation des
énergies renouvelables et maîtrise de la demande d’énergie dans les bâtiments existants et l’éclairage public ;
• mise en place d’un plan de déplacement pour les salariés, généralisation des véhicules « propres » pour les transports en commun et les véhicules particuliers;
• réduction des émissions de gaz à
effet de serre.
• choix de fournisseurs qui proposent des produits plus économes en énergie, plus respectueux de l’environnement…

Ces décisions et ces pratiques nous engagent sur le long terme. Elles concernent aussi les administrations. Elles ont valeur d’exemple auprès des citoyens et un effet d’entraînement auprès des fournisseurs.

c - L’imagination au pouvoir ?

Soyons audacieux pour imaginer et créer l’entreprise de demain : intégration de technologies « propres », nouvelle organisation du travail, fonctionnement plus transparent…

Déjà, les politiques d’achats plus durables, les démarches
éco-conception des produits et des services se multiplient. Elles incitent clients et fournisseurs à agir.L’enjeu du développement durable, c’est aussi l’apparition de nouveaux besoins, de nouveaux métiers, de nouveaux marchés qui appelleront la création de nouvelles entreprises.

d - Une démarche globale

Toutes les entreprises sont concernées, petites ou grandes.

Engager des diagnostics de développement durable nous fera mieux connaître les impacts sociaux et environnementaux de notre activité et les marges de progrès possibles.

Nous mobiliser à plusieurs et avec les collectivités locales, sur un même territoire, nous permettra aussi d’améliorer l’efficacité de nos actions (gestion collective des déchets, organisation des transports des salariés…).



7.6. - En tant d’Elu

Nous avons entre les mains la faculté d’agir sur des choix collectifs à long terme. Nous pouvons modifier les comportements de nos concitoyens en leur montrant par des actes concrets ce qu’est le développement durable. Nous devons aussi les mobiliser, les faire participer à ces choix de société et les écouter.

a - Un rôle central à jouer.

Des entreprises privées, des établissements publics, des collectivités s’investissent dans des stratégies de développement durable.

Nous sommes tous concernés par cette évolution. Nous y sommes incités par les partenaires qui se sont déjà lancés ou obligés par les réglementations mises en place par l’État. Nous en tirerons profit car cela nous aidera à mieux maîtriser nos consommations, mieux motiver nos personnels, accroître notre compétitivité. Notre action est déterminante pour nous mettre sur les rails du développement durable.Où trouver une aide utile pour avancer avec succès dans cette voie ? Les partenaires qui s’y sont déjà engagés nous fournissent des exemples à étudier. Des outils et des programmes d’action se mettent en place, venant des pouvoirs publics ou d’acteurs privés.

b - L’exemplarité en question.

Optons dès à présent pour des achats, des aménagements, des politiques sociales… qui favorisent le développement durable et qui mettent en pratique ses principes :

• formation et information des personnels ;
• promotion de l’insertion des handicapés et de l’égalité hommes - femmes ;
• valorisation des compétences et des ressources locales ;
• choix de la « haute qualité environnementale » pour le bâti neuf, utilisation des
énergies renouvelables et maîtrise de la demande d’énergie dans les bâtiments existants et l’éclairage public ;
• mise en place d’un plan de déplacement pour les salariés, généralisation des véhicules « propres » pour les transports en commun et les véhicules particuliers ;
• réduction des émissions de gaz à
effet de serre.
• choix de fournisseurs qui proposent des produits plus économes en énergie, plus respectueux de l’environnement…

Ces décisions et ces pratiques nous engagent sur le long terme. Elles concernent aussi les administrations. Elles ont valeur d’exemple auprès des citoyens et un effet d’entraînement auprès des fournisseurs.


c - Une concertation renforcée.

La concertation avec la population permet d’expliquer les projets et de les amender, de réunir les idées, d’impliquer les acteurs. C’est un rendez-vous à ne pas manquer pour que chacun se sente acteur des projets mais aussi des transformations à terme nécessaires.

d - Des chantiers tous azimuts.

Pour construire une société durable Élaborons une vraie politique de développement durable sur les territoires dont nous avons la charge , en coopération avec les autres territoires et leurs forces vives.
Les démarches de type
Agenda 21 nous permettent de proposer et de mettre en place des solutions durables dans bien des domaines : gestion de l’environnement et de l’énergie, lutte contre l'effet de serre, politique des transports et aménagement du territoire , politique culturelle, éducative et sociale, solidarité, gestion et valorisation des patrimoines, politique agricole, touristique, économique…

e - Un dialogue sans frontières.

Valenciennes soutient un programme de coopération pour le développement durable avec le Burkina-Faso, les Comores et la Réunion réfléchissent ensemble au développement durable et solidaire entre les îles…

Le développement durable est à l’échelle du globe. En tant que collectivités, engageons-nous dans des projets de coopération décentralisée.


7.7. - En Citoyen

La participation est une des clefs du développement durable. Dans une ONG internationale, une petite association, un comité de quartier, comme simple citoyen - ou citoyenne -, allons de l’avant, partageons nos idées, apportons notre brique à la construction…

a - La démocratie dans tous ses états.

Pour des décisions claires et transparentes, pour une démocratie vivante et réelle, soyons des citoyens actifs : vie de quartier, élections, mobilisation sur un Agenda 21 local,…

Les pistes ne manquent pas.

Mêlons-nous de ce qui nous regarde : pour fonctionner, la démocratie a autant besoin de pouvoir que de contre-pouvoirs.

b - Indispensable information.

Allons la chercher, réclamons-la, pour savoir quels sont les projets de notre commune, de notre région, pour en comprendre les enjeux : vont-ils dans le sens du développement durable ?

Faisons-la circuler pour faire tomber les cloisons entre tous les acteurs du développement : nous, les entreprises, les élus…

c - Pour s’investir davantage.

Pour être plus efficace, pour porter nos projets plus loin, l’union fait la force : faire partie d’une association, débattre, faire le lien entre les citoyens, les entreprises, les collectivités, cela permet d’agir avec plus de pertinence. Prendre le temps de nous investir ensemble nous fait progresser.

8 – Quelques Idées Pratiques de Développement Durable

Nous sommes tous embarqués dans le même bateau, et le développement durable nous concerne tous, d’Anchorage à Bombay et de Pékin à Abidjan.Allons voir ailleurs ce qui se passe : en matière de développement durable, toutes les bonnes idées sont à prendre, à examiner, à adapter, à appliquer !


Vie quotidienne.

Une coopérative de femmes, à Bamako (Mali)
Elle s’investit dans la gestion des ordures ménagères et des eaux usées, la création d’emplois, l’amélioration du cadre de vie.

Vacances.

Un hôtel, à Bâle (Suisse)
Il offre un forfait transports en commun à ses clients pour toute la durée de leur séjour.

Consommation.

Des familles, en Flandres (Belgique)
Elles se regroupent pour établir des contrats de longue durée avec des producteurs locaux de légumes, fruits, viande, produits laitiers, pain…et promouvoir une agriculture à petite échelle respectueuse de l’environnement.

Travail.

Deux syndicats, en Wallonie (Belgique)
Ils unissent leurs forces pour sensibiliser les travailleurs et leurs représentants syndicaux au respect de l’environnement. À partir d’un guide pratique et d’un service d’appui techniques, des expériences pilotes se sont développées dans plusieurs entreprises, en collaboration avec les directions.

Entreprises.

Un fabricant de vêtements sportifs (États-Unis)
Il travaille à réduire globalement les nuisances de son activité (depuis la fabrication de ses vêtements au fonctionnement de ses magasins), utilise des textiles issus de plastiques recyclés et des cotons provenant de l’agriculture biologique.Il offre en outre à ses employés la possibilité de quitter leur travail jusqu’à deux mois, tout en conservant leur salaire et leur poste , pour participer à l’action d’associations environnementales.

Collectivités.

La municipalité de Leicester (Angleterre)
Cette ville de près de 300 000 habitants mise sur une participation forte pour son Agenda 21 : enquêtes d’opinion, réunions, campagne d’information et de débats, questionnaires, documents accessibles à tous, diffusion annuelle des résultats.

Citoyen

Les habitants de Porto Alegre (Brésil)
Ils participent depuis 10 ans à l’élaboration du budget de leur ville : ils en débattent, décident des priorités et en contrôlent l’exécution.





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